L’éducation est-elle un idéal du passé ?

Lire et écrire à l’épreuve des technologies,

de la démocratie et de la mondialisation

Appel de textes pour le 1er numéro

Pour le premier numéro de la revue Médiane, vous êtes invité(e) à faire parvenir au secrétariat de la revue un texte sur la thématique suivante :

La question de l’éducation a mobilisé les efforts des plus brillants penseurs. Que l’on songe à la tékhnê rhêtorikê développée par les sophistes, au dialogue socratique, au projet d’une cité idéale (Platon), aux réflexions sur la communication (Augustin), à la reprise des textes classiques par les humanistes (Érasme, Montaigne), à l’invention de la pédagogie moderne (Coménius), à la formation sur mesure de l’élève (Rousseau), à l’idée d’éducation du genre humain (Lessing), à l’esprit des Lumières (Kant), voire à la pédagogie fondée sur l’expérience de l’enfant (Dewey). Pour certains, il faut reprendre à nouveaux frais les réflexions de la tradition sur les moyens et les finalités de l’éducation. Pour d’autres, au contraire, il est utopique de vouloir reprendre cet idéal en pensant transmettre la culture dans un monde en mutation, un monde virtuel et sans repères. Que penser ici des argumentaires récents se portant à la défense du modèle humaniste (Nussbaum) ? Pour poser le problème en termes plus polémiques : l’éducation et la culture représentent-elles autre chose que la domestication ou le « dressage » de l’animal humain (Sloterdijk) ?

Si l’on considère la situation de l’éducation globalement, les problèmes posés par l’apprentissage  de la lecture et de l’écriture dépassent la pédagogie traditionnelle pour toucher d’autres champs du savoir. Cet élargissement permet de voir les choses autrement. La politique, assistée par le droit et la sociologie, peut-elle faire mieux que de promouvoir la citoyenneté et la démocratie ? Comment concilier, dans un esprit libéral, la laïcité avec l’enseignement religieux ? Hors des querelles d’écoles et de méthodes, la psychologie a-t-elle des solutions aux impasses de l’apprentissage ? Qu’avons-nous retenu des pédagogies centrées sur l’enfant (l’expérience de Summerhill) ? S’appuyant sur la pédagogie nouvelle, les effets du constructivisme et les demandes des entreprises, la réforme actuelle des programmes nous réserve-t-elle encore des surprises ? L’avenir est-il à l’enseignement privé ou public, à l’apprentissage à distance, aux technologies de l’information (Internet, logiciels éducatifs) ? Insensible à la culture, la mondialisation sonne-t-elle le glas de l’éducation, laquelle devient un idéal du passé ? Enfin, si l’on compare les systèmes éducatifs, le Québec et le Canada se distinguent-ils avantageusement des autres pays dans le monde ? Ouverte au dialogue, la revue Médiane sollicite des textes critiques qui osent tracer une ligne, soulever des problèmes de fond, tout en proposant des solutions.

Les textes doivent être soumis au conseil de rédaction avant le 30 janvier 2006. Vous pouvez communiquer avec le secrétariat de la revue aux adresses électroniques (mediane@crosemont.qc.ca) ou (Mediane@cegep-fxg.qc.ca) ou encore faire parvenir votre texte aux adresses suivantes :

Revue Médiane, Collège du Vieux Montréal, 255 rue Ontario Est, Montréal (Qc) / H2X 1X6.

Revue Médiane, Collège François-Xavier-Garneau, 1660 Bl. de l’Entente, Québec (Qc) / G1S 4S3.

Responsables du numéro : Francis Careau (fcareau@crosemont.qc.ca) et Dominic Desroches (d.desroches@umontreal.ca).

Politique éditoriale

 

Présentation de la revue

La revue publie des textes de philosophie en français autour de trois grands volets : recherche, enseignement et enjeux actuels. Tandis que le premier volet concerne la réflexion théorique sur divers problèmes philosophiques (histoire des Idées, anthropologie philosophique, éthique et politique…), le second volet propose des réflexions sur les valeurs, les objectifs, les finalités et les pratiques pédagogiques liées à l’enseignement de la philosophie, au collégial comme à l’université. Enfin, le volet « enjeux actuels » offre aux penseurs la possibilité d’intervenir dans des débats où la philosophie pourrait être sollicitée.

 

Diversité des textes

La revue accepte les articles, les études critiques, les comptes rendus, les discussions et les notes de lectures.

L’article constitue soit un texte argumenté sur un problème philosophique précis, une réaction à une position philosophique déterminée ou l’analyse de pratiques de l’enseignement de la philosophie. L’article n’excède pas 75 000 caractères (espaces compris). L’article doit être précédé d’un résumé (maximum 1000 caractères).

Des études critiques étudient de façon particulièrement détaillée un ouvrage de philosophie, essai ou manuel d’enseignement. Les études n’excèdent pas 45 000 caractères (espaces compris).

Le compte rendu vise à présenter de façon brève une parution récente dans le domaine de la philosophie. Maximum 12 000 caractères (espaces compris).

Enfin, un auteur peut répliquer  à une étude critique dans le cadre d’une « discussion » ou soumettre tout simplement quelques « notes de lectures », qui constitue un exercice moins structuré que le compte rendu.

Remise des manuscrits

On soumet trois (3) exemplaires imprimés des manuscrits (Arial 10) à double interligne et paginés de façon continue avec notes en bas de page, bibliographie des ouvrages cités en fin de document. On fournit par ailleurs une feuille d’identification de l’auteur avec le nom et l’institution d’attache. On évite, dans la mesure du possible, de laisser des indices pouvant identifier l’auteur du manuscrit.

Pour les manuscrits retenus, une version électronique devra être transmise en document « Word ». Le nom de l’auteur apparaît à la fin du texte, suivi de son institution d’attache et de son adresse électronique institutionnelle.

 

Citations et références

Les citations de plus de 5 lignes sont en retrait. On fait l’appel de note à l’aide de la fonction appropriée dans le traitement de texte, avant les crochets. La ponction de la phrase se fait après les crochets. Lors d’un saut dans le texte cité on utilise les points de suspension entre parenthèses.

Exemple :  « Bla, bla, bla (…) bla, bla, bla3 ».

On indique les références bibliographiques dans les notes de bas de page.

Dans le cas d’une première référence :

À une monographie :

<nom>, <prénom>, <titre>, <ville>, <éditeur>, <année<, p.<numéro>.

À un ouvrage collectif :

<nom du directeur de publication>, <prénom>, dir., <titre du collectif>, <ville>, <éditeur>, <année>, p.<numéro>.

À un article de périodique :

<nom>, <prénom>, « titre de l’article », <titre du périodique>, <numéro du volume>, <année>, p.<numéro>.

À un article d’ouvrage collectif :

<nom de l’auteur>, <prénom>, « <titre de l’article> », dans <nom du directeur de publication>, <prénom>, dir., <titre du collectif>, <ville>, <éditeur>, <année>, p.<numéro>.

Dans le cas d’une référence ultérieure, mais non consécutive :

         <prénom> <nom>, <titre du livre>, p. <numéro>.

Dans le cas d’une référence consécutive :

         Ibid., p.<numéro>.

 

 

 

 

Sélection des manuscrits

Chaque manuscrit sera évalué par un comité de lecture. L’évaluation du manuscrit reposera sur l’avis d’au moins trois personnes qui connaissent le domaine. Des corrections pourraient être suggérées si le texte est retenu. Dans le cas où le manuscrit est refusé, des explications précises accompagneront la réponse.

Un délai de trois mois devrait être respecté pour la transmission de l’évaluation des manuscrits. Cette règle s’appliquera tout particulièrement lors d’appels de textes pour les numéros thématiques. Un texte pourrait par ailleurs être retenu, mais ne pas paraître immédiatement dans le prochain numéro en préparation. Le comité de lecture s’engage à aviser, dans les délais les plus brefs, l’auteur du texte.

La revue ne publiera pas de textes publiés dans une autre revue.

Les textes publiés deviennent la propriété de la revue.

 

*